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Eteri Liparteliani : préparer l’esprit autant que le corps

La Géorgienne Eteri Liparteliani a mis en lumière les exigences mentales du judo de haut niveau, de la préparation avant combat à la gestion de la déception après une grande finale. Dans un entretien publié par l’EJU à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre 2026, la championne du monde 2025 des -57 kg a évoqué la place de l’accompagnement psychologique dans sa routine de compétition.

Avant le début d’une journée de compétition, Liparteliani travaille avec sa psychologue au bord du tatami. Exercices de respiration et visualisation font partie de sa préparation pour aborder la pression inhérente au judo de haut niveau.

Les Championnats du monde 2026 à Bakou ont représenté un défi différent pour la Géorgienne. Pour la première fois, elle ne se présentait pas seulement parmi les principales prétendantes au titre, mais en championne du monde en titre. Un statut qui a ajouté une attente supplémentaire à une épreuve déjà exigeante.

Malgré une blessure persistante aux côtes, Liparteliani a atteint sa deuxième finale mondiale. Battue par la Japonaise Akari Omori, elle a pris l’argent, un résultat aux émotions contrastées après être arrivée avec l’ambition de conserver son titre.

Sur le tatami, la préparation mentale peut compter autant que la préparation physique.

Selon Liparteliani, sa blessure l’a empêchée d’exprimer toute l’étendue de son judo et d’utiliser toutes ses techniques, particulièrement en finale. Son parcours jusqu’au combat pour la médaille a néanmoins souligné la détermination nécessaire lorsque le corps comme l’esprit sont mis à l’épreuve.

Elle a également insisté sur la nécessité d’un travail constant. Pour Liparteliani, le soutien psychologique ne se dissocie pas de sa préparation sportive : il participe à la poursuite des objectifs qu’elle se fixe.

La Géorgienne a salué le travail de sa psychologue, à ses côtés en 2025 puis en 2026, ainsi que celui de ses entraîneurs. Leur soutien, a-t-elle expliqué, lui apporte une motivation supplémentaire pour faire face à la pression, aux revers et aux attentes liés à son statut de championne du monde.

Pour les jeunes judokas qui la regardent dans les tribunes ou s’entraînent dans les salles, son expérience rappelle qu’un résultat difficile n’efface pas les progrès accomplis. Dans le judo de haut niveau, la récupération mentale peut être aussi essentielle que la récupération physique.

Source: EJU.net

Crédit image: EJU / European Judo Union

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