How Italy’s Kata System Keeps Raising the Bar Before Sarajevo 2026 - Image: EJU / European Judo Union

Comment le système italien du kata continue d’élever le niveau avant Sarajevo 2026

La force de l’Italie en kata n’est pas apparue du jour au lendemain, et le regard de Cesare Amorosi le montre clairement. Avant les Championnats d’Europe de kata 2026 à Sarajevo, le dirigeant italien a décrit un programme construit sur la confiance, la discipline et une évolution constante plutôt que sur des solutions rapides.

L’Italie arrive aussi avec une preuve récente de son niveau. L’équipe a terminé en tête du tableau des médailles lors des Championnats d’Europe de kata 2025 à Riga, établissant une référence élevée à défendre lors de la prochaine édition.

Pour Amorosi, le kata commence dans l’esprit avant de se montrer dans le corps. Son idée centrale est simple, mais exigeante : si l’esprit est juste, le mouvement devient plus fluide et les techniques peuvent s’enchaîner avec la sensation juste. Selon lui, les paires fortes en kata ne se distinguent pas seulement par leur précision technique, mais aussi par la confiance, des objectifs communs et la volonté de s’adapter l’une à l’autre.

Pour Amorosi, le kata commence bien avant le premier mouvement.

Cet accent mis sur l’harmonie s’accompagne d’une philosophie d’encadrement large. Amorosi a expliqué que son rôle est d’aider les athlètes à devenir meilleurs qu’auparavant, grâce à un processus fondé sur la confiance mutuelle et un retour honnête. Il a aussi souligné qu’il ne voyait pas de grandes différences entre le travail avec des athlètes de kata et des judokas en judo adapté, car chaque athlète et chaque paire présentent des besoins, des caractéristiques et des objectifs différents.

Son rôle actuel de président de la Commission nationale kata et masters couvre un vaste champ d’action. Il est responsable du programme annuel national de compétitions de kata, du parcours de formation des techniciens et des arbitres et, avec ses collaborateurs, de la préparation des athlètes de l’équipe nationale italienne de kata.

L’un des aspects les plus intéressants du modèle italien est sa manière de maintenir les opportunités ouvertes tout en élevant les exigences. Amorosi a expliqué que l’Italie a mis en place un circuit national de compétitions qui produit une Ranking List pour chaque kata. Cette liste comprend aussi certaines épreuves internationales sélectionnées, comme l’EJU Kata Tournament et l’IJF Kata World Series, et l’équipe nationale est formée des paires classées en tête à mesure que le classement est actualisé au fil de la saison.

Selon Amorosi, cette voie objective a créé de l’enthousiasme, parce que les athlètes savent qu’ils partent tous avec la même chance de se qualifier pour les Championnats d’Europe et du monde. En même temps, les paires déjà établies dans le pays sont poussées à continuer à progresser pour ne pas se faire dépasser.

La régularité de l’Italie repose aussi sur une dimension générationnelle claire. Amorosi a déclaré qu’il estimait que le kata ne devait pas être vu uniquement comme un domaine réservé à des judokas plus âgés et très expérimentés. En Italie, des juniors, des cadets et des seniors de moins de 35 ans sont désormais actifs en compétition, ce qui contribue à diffuser plus largement la connaissance du kata et à élever le niveau général.

La préparation physique compte également, même dans une discipline que certains sous-estiment encore. Amorosi a noté que le kata exige une base technique solide et une expérience consistante du randori, et il a mis en avant des programmes spécifiques de préparation athlétique développés pour les athlètes de kata dans les rôles de tori et d’uke. Ces programmes visent à prévenir les blessures liées à la répétition des mouvements techniques au fil du temps et à améliorer la performance.

La précision compte, mais la maîtrise émotionnelle qui la soutient compte aussi.

Il a également rejeté l’idée selon laquelle le kata serait d’une certaine manière plus simple parce qu’il n’y a pas de combat. Selon ses mots, la compétition en kata exige un effort mental sérieux : rechercher la perfection sans en faire une obsession, accepter les décisions des arbitres et composer avec les limites de soi-même et de son partenaire.

À l’approche de Sarajevo, Amorosi sait qu’il sera difficile de répéter Riga. L’Italie ne peut qu’égaler son total de médailles de 2025 aux Championnats d’Europe, sans pouvoir faire mieux que sa place de meilleure équipe. Pourtant, son objectif va au-delà des médailles. Pour lui, le succès signifiera aussi créer autour des athlètes, des partenaires et des entraîneurs concernés une atmosphère positive de progression, de respect et d’apprentissage constant.

Source: EJU.net

Source image: EJU / European Judo Union

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