How Olivier Desroses grew into one of Europe’s familiar faces on the referee mat

Olivier Desroses, du premier « Yes, Dad » aux plus grandes scènes du judo européen

Il suffit parfois d’une phrase pour lancer une vie entière de judo. Pour Olivier Desroses, tout commence en Guyane française, à 12 ans, quand son père tranche: demain, tu commences le judo. Sa réponse, simple et sans débat, est restée comme un symbole: « Yes, Dad ». Il découvre le sport, y prend goût, progresse, et ce qui n’était pas son choix devient son terrain naturel.

À 16 ans, une proposition change la trajectoire. Un directeur régional des sports l’encourage à tenter un programme sport-études. Desroses pratique alors aussi le basket et le volley, aime la compétition, et se débrouille bien à l’école, notamment dans les matières scientifiques. Il candidate avec peu d’espoir, mais quelques mois plus tard, en septembre 1991, il arrive à Orléans, en métropole. Là, son parcours prend une autre dimension.

À l’université, il cherche « quelque chose de nouveau » et, presque sans explication, pense à l’arbitrage. Il essaie à 18 ans, aime ça, et s’accroche. Rien n’était planifié, dit-il, mais les étapes s’enchaînent: niveau continental en 2011, licence internationale en 2015.

Sur le tatami, l’arbitre entre lui aussi dans la lumière.

Son premier événement IJF en 2017, le Paris Grand Slam, reste un moment fort. Le vrai déclic arrive en 2018 avec une invitation au Budapest Grand Prix, accompagnée d’une session à l’IJF Academy et d’un message évoquant une préparation pour Tokyo 2020. À partir de là, l’ambition devient concrète et il accepte les sacrifices nécessaires.

Desroses participe ensuite à deux cycles paralympiques parmi les arbitres de haut niveau, avec Tokyo 2020, sans public dans l’atmosphère particulière du Covid, puis Paris 2024, dans une salle pleine et une énergie spéciale, d’autant plus marquante pour lui à domicile. Il est aussi un visage régulier des grands rendez-vous européens, notamment aux Championnats d’Europe seniors (2020, 2021, 2023 et 2025), et a officié également aux Championnats du monde.

Il le reconnaît: le stress ne disparaît jamais totalement, il se déplace, souvent jusqu’au premier « Hajime! ». Ses repères restent constants: les règles, le respect des athlètes et le contrôle du combat. Une signature d’arbitrage construite avec le temps, stricte mais juste, au cœur du judo européen.

Source: EJU_News

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