Pirelli profite d’une journée folle en -100 kg pour toucher l’or européen
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La catégorie des -100 kg à Tbilissi a basculé plusieurs fois en quelques heures. Au départ, Zelym Kotsoiev, de l’Azerbaïdjan, champion du monde 2024 et champion olympique en titre, semblait avancer vers le titre avec autorité. Ses premiers combats donnaient l’impression d’un favori solide et bien en place.
Puis le scénario a changé brutalement. En demi-finale, ce n’est pas Arman Adamian qui s’est présenté face à lui, mais Simeon Catharina des Pays-Bas. Le Néerlandais venait de signer une victoire marquante contre le champion du monde 2023 et s’invitait soudain au cœur de la lutte pour l’or.
Leur affrontement a été très engagé dès le hajime, avec des pénalités qui sont vite tombées des deux côtés. Ensuite, le moment clé est arrivé: Kotsoiev a été disqualifié pour une action illégale et retiré du bloc final. En quelques secondes, toute la hiérarchie de la catégorie s’est retrouvée bouleversée.
Dans l’autre moitié du tableau, la tension n’était pas moindre. Korrel, pour les Pays-Bas, a sorti la tête de série numéro un Savytskiy, avant d’être éliminé à son tour par Daniel Eich, de Suisse. Eich a ensuite vu son parcours s’arrêter en quart de finale contre l’Italien Gennaro Pirelli.
En -100 kg, une seule action a suffi pour renverser toute la journée.
Pirelli, lui, a su saisir l’ouverture. En demi-finale contre Niiaz Bilalov, il a marqué Waza-ari sur kata-guruma dès la première minute, puis il a parfaitement géré son avance jusqu’au bout. L’Italien se retrouvait ainsi en finale face à Catharina, dans un duel 100 % européen entre deux athlètes médaillés de bronze continental un an plus tôt.
La finale a été fermée, tendue, et elle s’est prolongée loin dans le golden score. Peu à peu, Catharina a perdu du rythme et a fini par recevoir une troisième pénalité. À 25 ans, Gennaro Pirelli pouvait alors savourer le plus grand titre continental de sa carrière.
Pour le judo européen, cette journée laisse une image forte. L’Italie repart avec l’or, les Pays-Bas avec une finale et un exploit majeur, et la Suisse a aussi pesé dans une partie de tableau totalement imprévisible. Les médailles de bronze sont revenues à Adamian et au Géorgien Ilia Sulamanidze, récompensé après le hansoku-make direct de Kotsoiev plus tôt dans la journée.
Source: EJU_News