À Sarajevo, les kata Special Olympics à l’honneur
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À Sarajevo, les judokas Special Olympics ont été mis à l’honneur avec l’intégration du Sarajevo Special Olympics Judo Open à un programme de championnats de niveau mondial de l’IJF. L’événement s’est tenu parallèlement aux Championnats du monde vétérans et aux Championnats du monde de kata, réunissant les athlètes dans un même cadre international de judo.
Lors de la journée d’ouverture des championnats de kata, huit binômes sont montés sur le tatami pour présenter leur travail. Pour Cecilia Evenblij, coordinatrice technique Special Olympics pour le judo, ce contexte offrait aux athlètes une occasion importante de se produire devant l’ensemble de la communauté du judo et d’y être célébrés.
Quatre catégories étaient représentées à Sarajevo. Deux d’entre elles étaient des catégories unifiées : le tori y est toujours un athlète Special Olympics et l’uke un entraîneur. Les entraîneurs peuvent apporter un niveau d’assistance défini durant la prestation, afin d’aider les judokas rencontrant davantage de difficultés à présenter leur kata et à montrer leurs acquis.
Dans les deux autres catégories, tori et uke étaient tous deux des athlètes Special Olympics. Ce format vise à créer les conditions permettant à chaque athlète de démontrer ses capacités, tout en maintenant l’accent sur l’apprentissage, la préparation et la prestation.
Huit binômes ont présenté leur kata sur le tatami lors de la première journée de compétition.
La structure du kata, ses répétitions et l’attention minutieuse portée aux détails peuvent constituer un cadre précieux pour de nombreux athlètes. La source indique que cette discipline peut être particulièrement adaptée à certains judokas autistes, ainsi qu’aux judokas porteurs de trisomie 21 et d’autres déficiences intellectuelles, en leur donnant la confiance nécessaire pour s’exprimer pleinement.
Cecilia Evenblij a souligné l’atmosphère sereine qui entoure le kata et l’intérêt d’intégrer cette compétition à un événement plus vaste. Le programme a toutefois conservé des dispositifs spécifiques d’accompagnement des athlètes, notamment une cérémonie d’ouverture et un système de ballons servant de repères.
Cet équilibre était au cœur du rendez-vous sarajévien. L’inclusion ne consiste pas à demander à chaque athlète de se conformer à un modèle unique, mais à partager le même espace sportif tout en respectant les adaptations qui rendent cette participation possible.
Le Sarajevo Special Olympics Judo Open est le premier événement de ce type intégré à un programme de championnats de niveau mondial de l’IJF. Par leur concentration, leur respect et leur responsabilité partagée, les prestations de chaque binôme ont rappelé une évidence : le tatami est plus fort lorsque chaque judoka a la possibilité d’être vu.
Source: IJF.org
Crédit image: IJF / International Judo Federation