Two judoka in white and blue judogi grapple on the yellow tatami during a ground exchange, with scoreboards visible behind them.

À Sarajevo, le judo se vit toute une vie

Les Championnats du monde vétérans de judo de Sarajevo réunissent des centaines de judokas en Bosnie-Herzégovine pour cinq jours de compétition. Sur les tatamis, les médailles se disputent avec le même engagement, le même courage et la même précision technique que lors de toute grande épreuve de judo.

L’importance de ce rendez-vous dépasse toutefois largement le classement final. Les judokas vétérans viennent se mesurer à eux-mêmes, retrouver l’adrénaline de la compétition et éprouver la satisfaction personnelle née d’une préparation exigeante. Pour beaucoup, Sarajevo est aussi le rendez-vous annuel d’amis et de rivaux dont les parcours se sont croisés au fil des années, parfois des décennies, de judo.

En dehors de ces championnats, nombre de participants jouent un rôle essentiel loin du centre du tatami. Après le travail, ils entraînent, accompagnent les enfants dans leurs premières chutes, arbitrent des combats, organisent des événements, s’investissent bénévolement dans leurs clubs et encouragent les plus jeunes. Certains ont connu le très haut niveau international ; d’autres ont construit leur histoire dans le judo au sein de clubs locaux et sur les circuits régionaux.

Leurs parcours diffèrent, mais leur contribution est commune. Ces judokas participent à faire vivre un sport ouvert, dynamique et solidaire dans les communautés du monde entier. À Sarajevo, ils peuvent laisser de côté leurs rôles habituels d’entraîneurs, d’arbitres, d’organisateurs ou de soutiens pour redevenir compétiteurs.

Le judo vétérans montre que l’envie d’apprendre et de combattre peut évoluer sans jamais disparaître.

L’attente précédant le hajime reste familière, tout comme l’épreuve physique et mentale que représente un combat. La compétition vétérans offre aux athlètes un cadre pour continuer à se dépasser, tout en tenant compte des exigences changeantes du temps et de l’expérience.

L’événement incarne aussi le Jita Kyoei, le principe d’entraide et de prospérité mutuelle, l’un des fondements du judo. Il s’exprime lorsqu’un entraîneur transmet son savoir à un débutant, lorsqu’un ancien compétiteur revient soutenir un club ou lorsque des adversaires se témoignent du respect après un combat difficile.

Sarajevo n’est donc pas seulement une scène de résultats. C’est une célébration de femmes et d’hommes dont l’expérience transmet la mémoire du judo tout en contribuant à façonner son avenir. Leur message aux jeunes générations est clair : le judo peut rester, tout au long d’une vie, une source de défi, d’amitié, de sens et de plaisir.

Source: IJF.org

Crédit image: IJF / International Judo Federation

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